Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud et l’est du Liban ont fait 21 morts et 39 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.
Il s’agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l’annonce lundi d’un protocole d’accord irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban.
Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé “une escalade dangereuse et condamnable”, qui “s’attaque à tous les efforts en cours pour consolider le cessez-le-feu et mettre fin à la guerre” dans son pays, après l’entente irano-américaine.
Selon un nouveau bilan du ministère de la Santé, “les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit” ont fait 21 morts et 39 blessés. Elles ont “empêché l’évacuation des martyrs et des blessés”, a-t-il dénoncé.
Les raids ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI).
La région de Baalbek dans l’est du pays, autre fief du Hezbollah, relativement épargné depuis le début du conflit le 2 mars, a aussi été visée.
De nombreux habitants ont fui le sud, selon l’ANI. Des centaines de voitures, bondées de matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr vers le nord, a constaté un correspondant de l’AFP.
Et affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d’affrontements avec une unité de l’armée israélienne dans le sud du Liban.

