Après leur victoire convaincante 4-0 contre la Tunisie, et compte tenu de leur match nul 2-2 face aux Pays-Bas, nombreux sont ceux qui estiment que l’équipe nationale japonaise progresse à chaque rencontre. C’est une équipe solide, et avec un peu de chance, remporter la Coupe du Monde 2026 est tout à fait envisageable.
Compte tenu de ce qui s’est passé après les deux premiers matchs de la phase de groupes, examinons ensemble cette question.
Pour revenir au match entre le Japon et la Tunisie, il est intéressant de noter que ces deux équipes ont abordé cette Coupe du Monde de manière très différente. L’équipe nationale japonaise a bénéficié d’une préparation parmi les plus minutieuses au monde pour remporter la Coupe du Monde 2026, avec Moriyasu Hajime à la tête de l’équipe depuis 2018, soit la plus longue période de préparation de la compétition, et semblant avoir bâti son équipe sur plusieurs générations de joueurs. À l’inverse, l’équipe tunisienne a disposé du moins de temps pour travailler avec ses joueurs, Hervé Renard ayant pris les rênes de l’équipe seulement quelques jours avant la rencontre.
En analysant la préparation des deux équipes avant ce match, on peut évaluer la valeur de la victoire du Japon, ou en d’autres termes, se demander si cette victoire 4-0 reflète véritablement la force du Japon ?
En général, le rôle d’un entraîneur au sein d’une équipe, ou en d’autres termes, son travail, commence par la sélection des joueurs, la constitution de l’équipe et leur entraînement afin qu’ils mettent en pratique les tactiques et les stratégies qu’il a mises en place. Enfin, il se place sur le banc de touche, observant, analysant le jeu, donnant des instructions et effectuant des ajustements aux joueurs, tout en les motivant à gagner.
Pour des raisons inconnues, la Fédération tunisienne de football a décidé de remplacer l’entraîneur de l’équipe nationale en cours de saison, après un seul match. Cette décision est totalement injustifiée sur le plan professionnel. Seules des motivations émotionnelles, dissimulées sous un vernis professionnel, pourraient expliquer un tel choix. Hervé Renard n’a pu accomplir que la dernière partie de ses fonctions : évaluer les capacités de ses joueurs, les emmener sur le terrain, tenter d’analyser le jeu et se démener pour les guider et les entraîner, afin de pallier le manque de préparation de l’équipe.
Et l’équipe japonaise ?
Nous savons que l’une des faiblesses communes à la plupart des équipes nationales participant à la Coupe du Monde est le temps de préparation insuffisant, dû à de nombreuses raisons, notamment les conflits de calendrier de leurs clubs. Cela contraint les équipes à s’appuyer fortement sur l’adaptabilité et la coordination naturelle de leurs joueurs, ainsi que sur le sens de l’improvisation de leurs entraîneurs. C’est l’une des raisons pour lesquelles les combinaisons sur coups de pied arrêtés et les phases offensives observées jusqu’à présent lors de la Coupe du Monde 2026 n’ont pas été aussi impressionnantes, créatives ni complexes que lors des compétitions de clubs. Les clubs disposent de plus de temps pour se préparer, s’entraîner et trouver les joueurs adéquats pour exécuter des actions tactiques, y compris sur coups de pied arrêtés.
Affirmer que l’équipe nationale japonaise bénéficie de l’une des préparations les plus complètes pour la Coupe du Monde 2026 tient au fait que, même si les joueurs japonais, comme d’autres nations, sont soumis à des contraintes de temps d’entraînement imposées par leurs clubs, l’équipe a su maintenir une grande constance dans son style de jeu et sa réflexion tactique au fil des années, grâce notamment à l’entraîneur Moriyasu Hajime depuis 2018. De plus, quel que soit l’adversaire ou le tournoi, elle conserve une grande cohérence dans son style de jeu et son approche globale, tant offensive que défensive. Elle ne semble pas modifier sa stratégie pour tenter de remporter des victoires plus faciles, par exemple en privilégiant les longs ballons face à des adversaires plus petits. L’intégration de nouveaux joueurs dans l’effectif ne remet pas en cause ces fondamentaux.
C’est précisément cette stabilité et cette préparation minutieuse qui leur ont permis de vaincre aisément la Tunisie, une équipe contrainte de jouer « spontanément » et de « s’adapter à la situation » faute d’autre choix. Par conséquent, la victoire contre la Tunisie ne signifie pas que le Japon est fort. La preuve en est que c’est uniquement grâce à leur préparation rigoureuse qu’ils ont pu neutraliser et limiter quelque peu la force des Pays-Bas lors du précédent match nul 2-2 ; on ne peut donc pas dire que l’équipe japonaise ait joué à armes égales avec les Néerlandais.
En résumé, le Japon utilise sa préparation minutieuse pour vaincre les équipes plus faibles et limiter la force des équipes plus fortes, mais remporter la Coupe du monde est encore un long chemin à parcourir.
Source : https://danviet.vn/the-hien-suc-manh-truc-tunisia-lieu-muc-tieu-vo-dich-world-cup-cua-nhat-ban-co-qua-xa-voi-d1436974.html

