Les ministres de l’Investissement, de l’Industrie, des Finances, de la Planification, du Travail et du Tourisme ont examiné avec la Banque mondiale les axes du plan d’exécution de la stratégie des investissements directs provenant de l’étranger, qui vise à moderniser les dispositifs actuels et à renforcer l’attractivité de l’Egypte, selon un communiqué du Conseil des ministres publié lundi 15 juin.
« L’élaboration du plan s’est appuyée sur trois piliers principaux : la définition des objectifs stratégiques, la mise en place d’axes d’exécution clairs et mesurables, ainsi que l’identification des secteurs prioritaires selon une méthodologie combinant l’attractivité des secteurs, leur compétitivité et leur adéquation avec les objectifs de développement de l’Etat », détaille le communiqué.
Les intervenants de la Banque Mondiale ont souligné que les travaux reposaient sur une combinaison de données, notamment les indicateurs d’investissement, l’analyse de la complexité économique ainsi que les données relatives au commerce et à l’investissement. Cette démarche a également été enrichie par de vastes consultations avec les différents ministères et la communauté des affaires, afin de garantir la pertinence et la fiabilité des résultats obtenus.
La Banque mondiale travaille en collaboration avec le gouvernement égyptien à la mise en œuvre de programmes de développement visant à promouvoir une croissance inclusive et durable, à améliorer l’efficacité de la gestion des ressources publiques et à renforcer la compétitivité de l’économie égyptienne tout en créant davantage d’opportunités d’emploi.
Un Cadre de partenariat pays (CPF) sera mis en œuvre conjointement par la Banque mondiale, la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).
Il s’appuiera sur les portefeuilles existants et adoptera une approche flexible en matière de financement des opérations, avec une enveloppe financière de sept milliards de dollars américains, comprenant 1 milliard de dollars par an provenant de la Banque mondiale et environ 2 milliards de dollars fournis par l’IFC sur l’ensemble de la période du CPF, en plus des garanties accordées par la MIGA. Par ailleurs, les partenariats demeurent un pilier essentiel de cette stratégie de coopération.
L’Egypte cherche à identifier 13 secteurs industriels porteurs.
Selon le communiqué, le gouvernement cherche actuellement à partir d’une liste préliminaire en cours de consultation à identifier les 13 secteurs qui seront inscrits dans le cadre initial de la stratégie.
« Les secteurs proposés sont présentés comme à forte valeur ajoutée et disposent de solides opportunités à l’exportation », a indiqué la délégation de la Banque Mondiale.
L’instance financière a également précisé que les activités de ses équipes allaient s’intensifier dans la période à venir, en coopération avec plusieurs ministères égyptiens, afin de finaliser les consultations techniques, d’élaborer les cadres de mise en œuvre et de les relier à des politiques et réformes de soutien, ainsi qu’à des mécanismes de suivi et d’évaluation de l’impact, garantissant ainsi l’efficacité de l’exécution.
« Il est impératif de renforcer les capacités institutionnelles, de développer les systèmes de données et de promouvoir un ciblage plus efficace de l’investissement, ainsi que de lier l’investissement aux réformes structurelles du climat des affaires, contribuant ainsi à améliorer la compétitivité de l’économie égyptienne à l’échelle mondiale », poursuit le communiqué.
De son côté, le ministre de l’Industrie Khaled Hachem a indiqué que le ministère avait récemment actualisé la stratégie industrielle égyptienne, laquelle vise à porter les exportations industrielles du pays à 100 milliards de dollars d’ici 2030.
« Cette stratégie identifie sept industries prioritaires selon des critères et des fondements globaux, en plus de définir plusieurs industries habilitantes, des secteurs stratégiques ainsi que des industries complémentaires », a ajouté le ministre.
Le ministre des Finances Ahmed Kouchouk a pour sa part souligné l’importance de renforcer la qualité des données économiques et d’en élargir la portée afin de refléter la taille réelle de l’économie égyptienne, insistant sur la nécessité de développer le système de transparence financière et d’améliorer les mécanismes de collecte des données afin de garantir la précision des indicateurs relatifs aux investissements directs étrangers.

