Les Etats-Unis et l’Iran sont parvenus dimanche 14 juin à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.
Voici les principales réactions mondiales :
Egypte.
« L’Egypte espère que cet accord constituera un tournant majeur vers le renforcement de la confiance mutuelle, la mise en place de nouveaux fondements pour la coopération, la création d’un environnement propice à la paix et la promotion des efforts diplomatiques visant à résoudre les questions régionales restantes », a affirmé le ministère des Affaires étrangères au Caire dans un communiqué.
Israël.
« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même menons une politique claire selon laquelle l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. « C’est pourquoi nous nous opposons à un retrait de l’armée du Liban, malgré toutes les pressions existantes et celles à venir », a-t-il martelé, précisant que Benjamin Netanyahu avait déjà notifié le président américain Donald Trump de cette position.
Liban.
Le président libanais Joseph Aoun, a exprimé lundi l’espoir que l’accord conclu entre l’Iran et les Etats-Unis « mette un terme définitif » à la guerre avec Israël et ouvre une ère de stabilité pour son pays. Dans un communiqué, il a souhaité que ces ententes « ouvrent la voie à une phase de stabilité, de sécurité et de reconstruction » pour le pays.
Le Liban n’a cependant pas été officiellement notifié de cet accord, qui prévoit pourtant la fin des hostilités sur tous les fronts au Moyen-Orient, dont son territoire, a indiqué plus tôt à l’AFP une source officielle ayant requis l’anonymat.
France.
Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi à la mise en place d’un “cessez-le-feu robuste et durable” au Liban, alors qu’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth a encore fait trois morts dimanche.
Pakistan.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué lundi « un pas historique vers la paix » après la conclusion entre les États-Unis et l’Iran d’un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, à l’aide de la médiation de son pays.
Qatar.
Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé dans un communiqué son « soutien total à tous les efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales ».
Arabie saoudite.
L’Arabie saoudite a salué lundi l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en prévenant que « les intérêts sécuritaires des Etats de la région » devaient être pris en compte.
Jordanie.
Amman a salué l’accord américano-iranien, qualifié d’étape majeure pour la stabilité régionale, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le ministère a exprimé son « appréciation pour les efforts déployés par le Pakistan, le Qatar et les pays frères », tout en insistant sur l’importance d’un accord permanent respectant la souveraineté des États et garantissant la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Turquie.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné dans un message posté sur le réseau social X « la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage ».
Chine.
« La Chine se félicite que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d’entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan », a affirmé lors d’un point-presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Nations unies.
« Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, remerciant plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.
Royaume-Uni.
« Je tiens à féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs qui ont contribué à cette avancée décisive. Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser », a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué.
Espagne.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué lundi cette annonce tout en appelant à ne pas oublier « le coût » du conflit. « Plus de 7 400 morts, en majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, y compris en Europe. Tel est le coût du conflit en Iran », a-t-il écrit sur X.
Union européenne.
« J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse et la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a affirmé sur X le président du Conseil de l’Union européenne Antonio Costa.
Japon.
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré qu’elle espérait que « la libre circulation et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz soient effectivement garanties, et qu’un accord définitif sur la question nucléaire iranienne et d’autres sujets soit conclu dès que possible ».
Australie.
L’Australie a averti que « la poursuite de la retenue et un engagement constructif » seraient essentiels pour garantir une paix durable. « L’Iran doit répondre aux préoccupations de longue date concernant son programme nucléaire et la menace qu’il représente pour la sécurité internationale », ont déclaré le Premier ministre Anthony Albanese et la ministre des Affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué conjoint.
Nouvelle-Zélande.
Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon s’est félicité lundi sur X de la réouverture du détroit d’Ormuz et a déclaré que « cela contribuerait à rétablir des routes commerciales stables, à assurer l’approvisionnement en carburant et à maintenir notre économie en mouvement. Célébrons. Mais n’oublions pas ».
Banque centrale européenne .
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde, a estimé lundi que l’accord annoncé entre l’Iran et les Etats-Unis était une « bonne nouvelle », si toutefois « elle est confortée par les développements des jours qui viennent ».

